Le vieil érable

Le vieil érable



















































-----Il était près d'une heure du matin, lorsqu'il se réveilla. Le sol était inconfortable et le froid lui glaçait les pieds malgré son sac de couchage. Pour cent dollars, Alex passait la nuit sous le vieil érable, au beau milieu d'un champ désert et depuis longtemps abandonné. Téméraire, le jeune homme bravait le froid et les rumeurs de fantômes. Lui, qui ne croyait pas à ces histoires de peur, pensait passer une nuit à la belle étoile. Il n'avait pas songé au sagréable vent glacé. Un peu ennuyé, il sortit sa caméra vidéo et commença le rapport qu'il devait faire au matin.

-----«
Juste pour vous donner la frousse, je vais vous dire ce qui c'est passé par ici. La dernière personne à qui appartenaient ces champs s'appelait Jean LaChicotte. LaChicotte avait une femme et trois filles. Les cinq vivaient ici, dans une cabane à sucre, démolie à leurs morts.

-----On
dit que LaChicotte était dépressif et agressif envers ses filles. Que tout aurait commencé quand sa femme le brava pour la première fois. Plus le temps passait, plus LaChicotte semblait fou, plus sa femme se rebellait. On ne savait pas ce qui lui avait prit de faire ça, mais il finit par la pendre. Elle mourut en criant de toutes ses forces! »

----
-Alexandre jura contre le vent, qui, à ce moment, avait fait siffler les branches de l'arbre. D'autres auraient cru que c'était le fantôme qui criait, mais pas lui. Étouffant un rire nerveux, il reprit son histoire.

-----
« Voyant ses filles pleurer de terreur, nuits et jours, LaChicotte les pendit à leurs tours, une après l'autre! »

--
---Pendant qu'il parlait, Alex crut entendre des pleurs.

-----«
Quatre cadavres séchaient aux branches du vieil érable, et un cinquième ci ajouta quand LaChicotte se suicida... »

---
--Alexandre arrêta de parler, des sueurs froides roulaient dans son dos. Ses yeux écarquillés de peur fixaient un point, invisible à la caméra. Lentement, il la fit tourner pour y montrer une véritable corde, une vieille corde à pendu. Plus loin, il y avait une autre corde, identique à la précédente. Le jeune homme en nombra six, mais il n'y en avait que cinq dans l'histoire. Un frisson lui parcourut l'échine, la caméra s'éteignit, l'engloutissant dans les ténèbres.

* *
*


--------------LE CORPS D'ALEXANDRE DEMERS FUT DÉCOUVERT
QUELQUES HEURES PLUS TARD. MORT PAR STRANGULATION,
AUC
UNE TRACE DE L'ARME DU CRIME.

Par Maude Castonguay Production Cas Première édition 31 Octobre 2009 Bonne Lecture!
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 17:31

Le dialogue

Le dialogue
-Regarde-moi.

-Je vous vois.

-«Regarde» -moi!

-Je «vous» vois!

-Bien... Plus attentivement...

-Eu...

-Qui vois-tu?

-Vous.

-Que vois-tu!?

-Vous.

-Moi? Mais quel moi?

-Je ne... Je ne sais pas...

-Quel visage!?

-Le votre.

-Non le tiens!

-Quoi? Je ne comprends pas!

-Touche-moi.

-Qui êtes-vous?

-Touche-moi! Touche mon visage!

-Oui!

-Que sens-tu?

-C'est froid...

-Que sens-tu!?

-C'est lisse...

-Qu'est-ce que c'est?

-C'est du verre...

-Qu'est-ce que c'est?

-C'est... C'est...

-Qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce que je suis? Dit-le!

-C'est... froid, lisse. C'est du verre. C'est un miroir!

-Oui, je suis... toi!

-Non! Impossible!

-Et pourtant!

-Non. Non!

-Ha! Ha! Ha!

-Non...

-Ha! Ha! Ha! Ha! ... Avoue-le! Avoue-le donc, je suis toi!
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# Posté le samedi 30 mai 2009 12:00

Modifié le samedi 30 mai 2009 12:12

Ironie

J'éprouve moi-même certaines difficultés. Et il a fallu que je tombe amoureuse alors que je m'étais dit : pas d'histoire de c½ur pour l'instant.

Vous connaissez l'éternel tourmenté ? Le gars qui semble toujours souffrir et se tait sur ses sentiments, qui ne parle que par monosyllabes ? Et bien ? C'est lui mon coup de c½ur. On pourrait dire qu'on fait la paire. D'un coter le triste sombre et de l'autre la fofolle rêveuses, la pie qui se mêle de ce qui ne la regarde pas. Et pour comble : La dissection du c½ur :

Ironie, Chère Ironie !

Je n'ai pas pu pleuré, même si ma gorge était nouée et mon c½ur comprimé. Alors tu as fait tombé la pluie toute la nuit et monté un dôme de brume au matin. Espérais-tu que mes yeux seraient ainsi moins secs ? Le mauvais sort a voulu que j'aille disséquer mon propre c½ur. Pourquoi ? Pour savoir pourquoi il battait si fort ? Pourquoi, au contraire, il a arrêté de battre ? À moins que ce ne soit pas le mien ? Devrais-je allé le voire pour le lui redonné ? Ou essayer de le comprendre ? L'analyser froidement pour en venir à une conclusion de scientifique ? Un c½ur sain ? Malade ? Car nous n'aimons pas vraiment avec le c½ur. C'est la métaphore de l'homme. Devrais-je alors sonder son esprit, son âme ? Lire dans ses pensées ? La télépathie me serait bien utile en ce moment. Dommage que cela aussi n'est qu'une invention de l'homme. On a besoin de croire, que voulez-vous ? Alors nous inventons toutes sortes de choses. La magie, la divination, mais nous n'avons besoin que de croire en nous et non espéré qu'une force divine nous vienne en aide. Car nous créons le monde par la force de nos bras et de nos têtes.
Ironie
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# Posté le jeudi 23 avril 2009 21:54

Papillon de coeurs

Papillon de coeurs
Je l'aime bien cette image! Lola!

# Posté le dimanche 19 avril 2009 15:38

La poursuite

-Tu n'es qu'un salopard!

----Ella tourna le talons, pris sa valise et sortie dehors. La veille au soir elle était rentrée plus tôt qu'à l'accoutumé. Et elle l'avait surprise avec une femme dans les bras. Elle avait immédiatement sautée sur les conclusions. Il l'a trompait. Malgré tous les efforts qu'il avait fait pour l'en dissuadée, elle ne le croyait pas! Bon sang!

----Alice n'était pas sa maitresse! Elle était plutôt sa meilleure amie. Une drôle d'amie en fait. Après être disparue pendant trois ans elle revenait dans sa vie maintenant. Sans aucune raison apparente. Et pourquoi était-elle toujours aussi impulsive, cette Alice? N'aurait-elle pas pue lui dire bonjour d'une façon un peu plus normale, au lieu de l'embrassé à pleine bouche?

----Et puis, à quoi bon ressassé ça. Alice était comme ça, point barre. Ella pourrait-elle le comprendre? Il ne la trompait aucunement. Comment pourrait-il juste y songé? Ella était parfaite, quoique un peu méfiante. C'était normal après tous. Il avait été prévenu. Il aurait dû être plus prudent et convaincre Ella de son amour. Parler de la fameuse Alice, aussi.

----Allez, se dit-il, maintenant il était trop tard. Il devait se racheté, et ce à n'importe quel prix. Il n'allait pas laissé Ella partir aussi facilement.

----Il s'empara fébrilement de son trousseau de clé. Puis se précipita au dehors. Le taxi s'éloignait déjà. Il tournait au bout de la rue et disparaissait avec son amour, sa vie. Rapidement, il verrouilla la porte et sauta derrière son volant. Il démarra en trombe.

----Quel imbécile il faisait! Ella était fragile sur ses sentiments depuis que son ex-mari l'avait trompé. Pour elle le scénario se reproduisait, il en avait conscience. C'était la deuxième fois qu'elle rentrait plus tôt qu'à l'habitude et trouvait une femme dans les bras de son amoureux. Contrairement à la première fois, Ella n'était pas marié. Alors si elle partait, s'il n'arrivait pas à la retenir, elle ne le contacterait plus jamais. Même pas par l'intermédiaire d'un avocat pour demandé le divorce.

----Et dire qu'il pensait l'a demandé en mariage. Il avait même été jusqu'à lui acheté une alliance! Elle pesait lourd maintenant. L'écrin déformait sa poche de pantalon et s'emblait vouloir le brûlé.

----Un bruit de klaxon le ramena à la réalité et il souleva son pied de la pédale d'accélération. Il devait être un peu plus raisonnable. Ce n'est pas en allant en prison ou à l'hôpital qu'il allait récupérer sa bien aimé. Ella allait surement chez sa mère. C'était toujours là qu'elle allait se réfugier quand quelque chose la tourmentait. C'est là qu'elle était allé en apprennent sa grossesse.

----Non! Il ne voulait pas pensé à leur enfant. Ils s'en étaient remis. Et elle aussi. Elle l'avait très mal vécu. Lui, il avait accepté la venue d'un bébé, mais Ella le désirait. Elle le voulait vraiment ce bébé. Et ils l'avaient perdu. Le beau bébé joufflu qu'ils attendaient n'était jamais venu. Ella n'avait même pas eu le temps de voir son ventre s'arrondir avant de faire une fausse couche. Et il avait faillit la perdre.

----Encore une fois il dut lever le pied de la pédale d'accélération. Ses yeux retournaient dans le vague quand il aperçut la gare. Il se gara saur une place interdite et sortit précipitamment. Il ne prit même pas la peine de barré cette fois. Il courut, fendant la foule. Quand il dû payer un billet il se montra agacé, trépignant d'impatience. Et il l'aperçut. Elle était là.

----Il fonça.

----Elle entrait dans le train. Elle cherchait une place des yeux. N'en trouvant pas, elle se résigna à resté debout et s'accroché. Ses yeux s'illuminèrent d'une étrange lumière lorsqu'elle le vit.

----Une étrange lumière loin d'être de la joie. C'était de la fureur à l'état brut et derrière ce voile se cachait la peine qu'il lui avait infligée. Décidément, quel imbécile il faisait !

-Ella ?

-Tu n'a pas le droit de me poursuivre ainsi, s'exclama-t-elle d'une voix tranchante.

-Ella... répéta-t-il plus désespérer cette fois.

----Elle le vrilla d'un regard noir qui s'emplit rapidement de larmes. Se traitant une fois de plus d'imbécile, il avança vers elle les bras tendus.

-N'entre surtout pas ! Et n'essai pas de me retrouver, tu ne seras plus jamais la bienvenue près de moi.

-Non ! Ella je t'aime !

----Il avait parler avec tant de conviction et de désespoir qu'il l'a vit se pencher vers lui et ouvrir la bouche comme pour répondre à son amour. Mais elle se ravisa, se cacha derrière le poteau, s'y accrochant avec force.

-Va t'en, je t'en pris, murmura-t-elle. S'il te plaît, n'essai plus. Pars...

----Ella releva la tête et le regarda droit dans les yeux, les joues baignées de larmes amères et douloureuses.

----Les portes du train se refermèrent sur cette image. Il devina qu'elle restera toujours gravée dans sa mémoire, car c'est lui qui avait causé cette souffrance chez son être aimé.

----Le train commença à avancer. Il le suivit. Il courut jusqu'à ce qu'il ne puisse plus avancé, avant qu'il ne fonce dans le mur.

----Ella lui avait demandé, supplié même, de ne pas la suivre. Heureusement qu'il était têtue. Une idée germa dans sa tête. Une idée qu'il devrait vite exécutée. Avant même de reprendre son souffle il courut le plus vite possible. Bousculant un maximum de gens dans son sillage. Arrivé dehors, sa voiture avait disparue. Évidement ! Il s'était garé sur une place interdite au stationnement. Il devrait donc ressortir ses vieux trucs de voyou, pensa-t-il.

----Il marcha, se fondant dans le décor, comme s'il n'était plus l'homme pressé d'un peu plus tôt. Pourtant il trépignait d'impatience, voulant courir pour aller plus vite. Il devait marcher pourtant, car il allait commettre un vole et il était à bout de souffle.

----Il continua à marché et repéra la voiture idéale. Il avait de la chance ! Discrète, mais assez rapide la petite voiture n'était même pas verrouillée. Il monta à bord et dû connecté quelques fils pour démarrer le véhicule. Il devrait dire désolé au propriétaire !

----Une deuxième course folle. Cette fois un peu différente. Il stressait comme se n'était pas permis et était concentré sur la route au lieu de ressasser des souvenir ou même se qu'il devrait faire, il le savait déjà en fait. Il la demanderait en mariage, elle dirait oui, il devait l'en convaincre.

----Il se rendit à la station ou il pensait qu'elle débarquerait. Elle pourrait tout de même rester dan le train ou être descendue plus tôt. Il ne lui restait qu'à attendre, et prier.

À suivre...
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# Posté le samedi 18 avril 2009 12:33

Modifié le dimanche 19 avril 2009 16:28